SNSM

Edition 2017

Saint-Nazaire

Du 21 au 24 Juin

24 heures chrono (ou presque...)

Le Record SNSM-Trophée du Cinquantenaire s’est achevé ce dimanche midi par la remise des prix sur le stand de la Société Nationale de Sauvetage en Mer face au quai du Commerce à Saint-Nazaire. En présence des représentants de l’association et de la ville de Saint-Nazaire, le président du Comité de Course a officialisé les résultats : Erwan Le Roux et ses hommes remportent cette treizième édition, six minutes devant Armel Tripon et son équipage et moins d’une heure devant Lalou Roucayrol et ses équipiers.

FenetreA

360 milles en ligne directe, mais dont 160 milles en entame face à un vent d’Ouest d’une douzaine de nœuds à tirer des bords entre les îles depuis Saint-Nazaire jusqu’à la bouée Occidentale de Sein. Un départ à 17h00 vendredi et une arrivée (légèrement raccourcie) à 17h36 le lendemain pour le vainqueur ! Une belle performance pour les trois Multi50 qui ont bouclé le parcours, Gilles Lamiré et ses hommes ayant été contraints d’abandonner (La French Tech-Rennes Saint Malo).

14,50 nœuds de moyenne sur ce « triangle gascon » qui redescendait au portant vers l’île d’Yeu pour se finir à l’entrée de l’estuaire de la Loire : des vitesses qui rappellent celles de leurs grands frères ORMA des années 2000, alors que ces trimarans de 15 mètres mesurent 10 pieds de moins (trois mètres)… L’explication vient de l’adoption des foils par la Classe Multi50 cette saison, appendices qui boostent les performances autant contre le vent qu’au largue et surtout au vent de travers, en soulageant le flotteur.

Classement du Record SNSM-Trophée du Cinquantenaire
1-FenêtréA-Mix Buffet (Erwan Le Roux) en 24h 36’
2-Réauté Chocolat (Armel Tripon) en 24h 42’
3-Arkema (Lalou Roucayrol) en 25h 24’
Abn-La French Tech-Rennes Saint Malo (Gilles Lamiré)

Reaute

Erwan Le Roux (skipper de FenêtréA-Mix Buffet)
« C’était une course très intéressante puisque pour la première fois, nous avions les deux foils à poste. Nous avons pu affiner les réglages et nous avons pu constater que les Multi50 accélèrent fort ! Au près, nous avons gagné en cap et en vitesse et au portant, le comportement est beaucoup plus sain : on atteint les vitesses des trimarans ORMA du troisième millénaire… Stratégiquement sur ce parcours, nous sommes allés au bout de nos convictions ce qui est une bonne évolution par rapport à l’Armen Race où nous n’avions pas respecté totalement notre plan initial. On a fait ce qu’on s’était dit au départ, ce qui nous a permis d’avoir un peu d’avance et de contrôler nos concurrents. Heureusement car nous avons déchiré notre grand gennaker avant l’île d’Yeu et nous avons fini sous Code 0 ! Nous avons failli perdre le Record SNSM : heureusement, la ligne d’arrivée avait été rapprochée à cause de l’arrivée du Queen Mary 2 ! Il n’y a que six minutes d’écart à l’arrivée… »

Armel Tripon (skipper de Réauté Chocolat)
« C’est la quatrième fois que je participe au Record SNSM : une fois en Figaro, deux fois en Class40’ et pour la première fois cette année, en Multi50. C’était une belle épreuve avec une belle bagarre avec Erwan (Le Roux). Il nous a contrôlé du début à la fin, sans nous laisser aucun issue de secours : bravo ! Il a très bien navigué alors que je pense que nous avons manqué un peu d’énergie : il faut dire que nous avons passé une semaine très active à Saint-Nazaire pour présenter le bateau… On commence à comprendre comment fonctionne le bateau avec ses deux foils : il est très sain, très équilibré et nous atteignons des vitesses au-delà des espérances, mêmes de celles des architectes ! Une belle réussite avec un final tendu. »

Lalou Roucayrol (skipper de Arkema)
« Nous sommes un peu frustrés sans l’être vraiment parce que nous savons quand nous naviguons bien. Mais pour ce Record SNSM, nous avions des performances dégradées, surtout contre le vent, à cause de notre vieille grand-voile qui date de trois saisons et qui est un peu en bout de piste… Nous n’avons pas pu jouer comme nous le voulions lors de la remontée vers Sein ce qui nous a fait perdre le contact et la suite n’était que des bords tout droit : les écarts sont restés stables car c’est difficile de revenir quand ce sont des bords « petits chevaux ». Avec nos voiles de course, nous aurions été sur une coque ! Mais nous en avons profité pour réaliser pas mal d’enregistrements pour mieux connaître nos nouveaux foils : on a pu le faire au près comme au portant et définissant bien les plages d’utilisation et les réglages sur ces longs bords. »

25/06/2017 Redaction Record