Historique

Brossard, détenteur du Record permanent
© B.Stichelbaut
Temps de référence sur les parcours entre St-Nazaire et Ste-Marine
Parcours de 360 milles, soit deux allers-retours :
- IMOCA : Brit Air, Armel Le Cléac'h - 31h05'30'' (2010)
- G-Class : Gitana 11, Yann Guichard - 19h39'58'' (2010)
- VO 70 : Groupama 70, Franck Cammas -30h20'14'' (2010)
- Multi 50 : AXA Atout Coeur pour AIDES, Erik Nigon - 31h21'10'' (2010)
Parcours de 230 milles, soit un aller-retour par l'Ile d'Yeu :
- Class’40 : Destination Dunkerque, Thomas Ruyant - 29h08'26'' (2010)
- Multi 2000 (temps compensé) : NIM Intérim Management, Pierre Van Den Broek - 29h12'49'' (2010)
- IRC (temps compensé) : Hakuna Matata, Jean-François Nouel - 39h41'03'' (2009)
- HN2 (temps compensé) : Solano, Frédéric Rialland -38h57'09'' (2010)
Parcours de 180 milles, soit un aller-retour :
- HN1 (temps compensé) : Destinéo VSC, Patrick Heroux - 35h32'35'' (2010)
- Voiliers traditionnels : La Grande Hermine, Jérôme Christ - 44h58'16'' (2009)
Le principe de temps compensé :
Il repose sur l’application d’un coefficient aux bateaux des classes IRC, HN et Multi 2000, défini en fonction de leurs caractéristiques (poids, longueur, surface de voile, …). Cette compensation permet donc de classer sur un même parcours des bateaux différents. Ainsi, tous les skippers ont une chance de bien figurer au classement final de la catégorie dans laquelle ils sont engagés.
Record permanent entre Saint-Nazaire et Saint-Malo :
Détenteur du record absolu : Yvan Bourgnon, sur son trimaran Brossard, en 2006 : 13h26’49’’, soit 284 milles à plus de 21nds de moyenne.

Safran, vainqueur en IMOCA
© B.Bouvry
Convivialité maximum !
Une grille de départ superbe avec 53 bateaux pour 273 équipiers, trois parcours différents entre Saint-Nazaire et Sainte-Marine, l’édition 2009 déroule, dans des conditions anticycloniques pourtant peu favorables aux meilleurs chronos, le scénario idéal avec des arrivées groupées dignes des plus belles courses au large. Pour ses cinq ans, le Record SNSM bat son propre record de convivialité sur fond de belle compétition.
Neuf skippers du Vendée Globe, onze Class'40
Sur les quais de Saint-Nazaire, où c’est déjà une coutume, la fête pour les sauveteurs bénévoles bat déjà son plein. Sur fond d’animations dédiées à la promotion de la sécurité en mer, la présence de neuf skippers de retour du dernier Vendée Globe engagés à bord de leurs monocoques de 60 pieds, une équipe de onze - ou plutôt de foot ! - de Class'40 et des plaisanciers toujours aussi enthousiastes, l’affiche est jolie. Sur la ligne de départ, la bande-annonce, qui présente une nouveauté avec la mise en place de trois parcours longs de 180, 360 et 240 milles, annonce un beau scénario : de belles histoires humaines relevées du sel de la course au large aux détours de l’estuaire de la Loire et des côtes bretonnes. Il ne pouvait mieux se dérouler, à terre comme sure l’eau, en offrant une édition très enlevée, où l’esprit festif, convivial, solidaire s’est melé au souffle et l’intensité de la compétition.
Un air de Solitaire !
Ce scénario, après une journée et une nuit de course, termine même en beauté comme en témoigne le flot d’arrivées très serrées et très groupées, à l’aube, d’une flotte hétéroclite. Comme par magie, petits multicoques, Class'40, trimarans de 50 pieds, et monocoques IMOCA convergent, dans la lumière du petit jour nazairien, vers la ligne d’arrivée. Tous ensemble, ils offrent un final qui restera dans les mémoires. On voit ainsi le petit trimaran Corsair Marine, mené par le plaisancier-compétiteur dans l’âme Aymeric de Chezelles, maintenir le suspense face au Class'40 taillé pour la course et la régate, le Cheminées Poujoulat de Bernard Stamm et Bruno Jourdren. Au final : 13 secondes les séparent. Comme en monotypie, comme sur une historique Solitaire du Figaro ! De son côté, Safran, le 60 pieds IMOCA de Marc Guillemot en finit avec son parcours de 360 milles, quinze petites minutes après ces deux-là ! Pour toutes ces belles images, l’édition 2009 du Record SNSM reste un grand cru…
Le Bar de la Plage sous les tentes du village affiche complet. Le public se presse et joue des coudes pour y entrer. Tous les coups tactiques sont en effet permis pour se faufiler et obtenir une dédicace. Trois skippers, Michel Desjoyeaux, Bernard Stamm et Damien Seguin se prêtent volontiers à cette séance de signatures de posters. Ces trois skippers n’ont pas lâché leur stylo de sitôt. Dedans ça se bouscule, dehors il y a la queue !

Groupama 2 devance Banque Populaire IV en ORMA... de six petites minutes ! © P.Desroche
De la régate à tous les étages !
Deux multicoques de 60 pieds, sept monocoques pour une ultime confrontation avant le prochain Vendée Globe, quatre membres de la jolie famille des Pen Duick et quatre représentant de la Class'40 : une fois encore le Record SNSM rassemble une flotte hétéroclite et colorée. Composée de 55 bateaux répartis en huit catégories, elle se répartie sur trois parcours entre l’estuaire de la Loire et les côtes bretonnes avec un retour pour tous – et c’est la grande nouveauté de cette édition – à Saint-Nazaire.
Du très petit temps
Les conditions météorologiques plutôt variables et légères qui règnent tout au long des côtes bretonnes permettent aux équipages de donner le meilleur d’eux-mêmes pour profiter des moindres bascules et changements de vent sur les trois parcours. Pour les petits voiliers, IRC, HN et Multi 2000, les 185 milles sont avalés en un peu plus d’une journée, le monocoque IRC La Baule Nautic de Nicolas Groleau franchissant le premier la ligne d’arrivée à Saint-Nazaire mais laissant la victoire en temps compensé au Surprise Aegide de Gilles Avril. De même pour les Multi 2000 où le grand catamaran d’Eric Dumont Interroll qui suit à une minute le premier à Saint-Nazaire, s’incline face au petit trimaran Corsair Marine d’Aymeric de Chezelles. Parmi les voiliers HN, Gwénaël Ogier s’impose sur son Mélody Firbris Gigatest. Enfin, le multicoque de 50 pieds Port Médoc de Lalou Roucayrol remporte la mise dans sa classe.
Duel de tris
Quant aux deux trimarans Orma, après 568 milles de course particulièrement disputés avec des pannes de vent persistantes, ils terminent plus de 24 heures plus tard, au contact et à vue. Groupama 2 mené par Franck Cammas l’emporte sur le fil avec six minutes d´avance sur Banque Populaire IV de Pascal Bidégorry. Dans des vents qui ont volontiers joué les filles de l’air, ce cru 2008 se distingue par le niveau de compétition : la régate bat son plein à tous les étages entre Saint-Nazaire, Saint-Malo et Sainte-Marine !
Plus de 250 équipiers engagés dans le Record SNSM 2008 se sont rassemblés pour une grande photo de famille : une image originale puisque les concurrents ont retracé les quatre lettres de la SNSM en portant leur brassière, un symbole pour marquer la volonté des Sauveteurs en Mer d’interpeller les plaisanciers sur ce gilet de sauvetage indispensable en mer car trop de disparus ou de noyés sont retrouvés chaque saison sans le porter.

Damien Grimont, l'organisateur du Record SNSM, s'élance sur son Class'40 Monbana. © B.Stichelbaut
Du sport et de la prévention
Jamais deux sans trois ! Fidèle à ses habitudes, la troisème édition du Record SNSM rassemble 35 équipages, composés pour moitié de plaisanciers et pour moitié de stars de la course au large, dont Michel Desjoyeaux ou Lionel Lemonchois, vainqueur de la dernière Route du Rhum. Sur le parcours Saint-Nazaire / Saint-Malo, l’édition 2007 s’achève sur trois nouveaux temps de référence chez les monocoques IMOCA, les multicoques de 50 pieds et les IRC. L’événement connaît un beau succès sur le plan sportif et prouve sa légitimité en termes de prévention, illustrée par le report du départ de 48 heures, compte tenu de conditions météo exécrables.
Quatre BMS (bulletins météo spéciaux) : la prévention hissée haut
Tempête en mer, la flotte patiente à terre ! Avec 48h de retard sur le programme initial en raison de quatre avis de grand frais successifs, la flotte du Record SNSM s’élance finalement le mardi pour dérouler le scénario qui fait toute sa singularité : une régate disputée dans des conditions difficiles avec en toile de fond une vraie campagne de sensibilisation sur la sécurité en mer. Une manifestation dédiée prévention arrosée d’une bonne dose du sel de la compétition : là réside l’alchimie de cet événement nautique pas comme les autres.
Trois nouveaux temps de référence
Sportivement, la troisième édition du Record SNSM fait carton plein. Elle reste marquée par le souvenir d’un beau duel au sommet entre deux trimarans ORMA : Banque Populaire IV (Pascal Bidégorry) face à Groupama 2 (Franck Cammas). Ce cru 2007 est aussi celui de la belle performance de Victorien Erussard (Laiterie de Saint-Malo) en multicoques 50 pieds qui décroche le temps de référence pour 18 minutes. 2007 figure également aux tablettes de Michel Desjoyeaux qui s’impose et établit au passage un nouveau chrono à bord de Foncia, son nouveau monocoque tout juste sorti de chantier, taillé pour disputer un Vendée Globe qui s'avèrera victorieux… Le parrain du Record SNSM ajoute, avec une sincère satisfaction, une ligne de plus à son prestigieux palmarès.
Respect, solidarité et responsabilité sont les grandes idées véhiculées samedi 23 juin partout en France : la Semaine du Record SNSM est en effet l’événement phare de la Journée Portes Ouvertes/Prévention. Sur tout le littoral, les stations ouvrent leurs portes au public, expliquent leur fonctionnement et diffusent des messages de sécurité.

Les plaisanciers anonymes rejoignent les stars de la planète voile. © B.Bouvry
Au vent de la réussite
La deuxième édition de la Semaine du Record SNSM rassemble durant cinq jours 33 bateaux et 200 équipiers. Plaisanciers et professionnels, tous unis pour une même cause, saluent le dévouement des 3500 hommes et femmes, sauveteurs bénévoles. Au total, après 284 milles parcourus entre Saint-Nzaire et Saint-Malo; quatre nouveaux records et trois nouveaux temps de référence sont établis. Vive le vent de la réussite et le souffle de la maturité !
Les plaisanciers embarquent dans l’événement
Après une première édition marquée par l’engagement des plus grands noms de la course au large, la participation massive et enthousiaste de nombreux plaisanciers apporte sa vraie légitimité au Record SNSM. Avec plus d´une quinzaine d’inscription d´unités de plaisance, le Record SNSM trouve un écho auprès du grand public. Du Sangria 38 en passant par les Bavaria, jusqu’au Giro 34, c’est une flotte diverse et hétéroclite qui se réunit aux côtés des plus fiers coursiers du large. Une grande manifestation populaire est née.
A l’enseigne de la régate intense
Pour ne rien gâcher, sur l’eau, la bagarre est plus que belle. Elle se conclut par un nouveau record pour Thomas Coville sur son trimaran ORMA (Sodeb’O), pour Franck-Yves Escoffier à bord de son multicoque de 50 pieds (Crêpes Whaou !), pour Servane Escoffier en monocoque de même taille (Vedettes de Brehat-Cap Marine), ou encore pour Mike Golding aux manettes de son monocoque IMOCA (Ecover). Ce dernier s’impose finalement au terme d’une bataille au suspense « hitchcockien ». Difficile aussi d’oublier la lutte acharnée pour la première place en HN remportée sur le fil par Frédérick Colas à bord de son Feeling 1040 (France Bleu Grand Ouest). Incontestablement, cette deuxième édition de la Semaine du Record SNSM tient toutes ses promesses : l’intensité de la régate, chez les pros comme chez les plaisanciers, caractérise cette édition sur fond de grande campagne de prévention et de sensibilisation à la sécurité en mer.
Le samedi, la veille du départ, se tient un grand colloque sur la sécurité en mer. Il rassemble de nombreuses personnalités du monde maritime, à l’instar de l’Amiral Gérard Gazzano, président de l’association du Record SNSM, Gérard D’Aboville, président du Conseil supérieur de la navigation de plaisance, d’Annette Roux, présidente de la Fédération des Industries Nautiques, ou encore de Franck-Yves Escoffier, armateur de bateaux de pêche et skipper professionnel.

Michel Desjoyeaux, parrain du Record SNSM dès la première heure, et son trimaran Géant. © J-M.Liot
Les stars de la voile se mobilisent
Le Record SNSM, ce nouveau rendez-vous du large, imaginé pour promouvoir la sécurité en mer, connaît un lancement à la hauteur de l’engagement de tous les sauveteurs. Les trois coups sont donnés en grande pompe, avec l’entrée en scène massive et spontanée des plus grandes figures de la voile. Sollicitées pour l’inaugurer comme il se doit, de nombreuses stars du vent et des vagues hissent haut leur notoriété et viennent soutenir de la plus belle manière tous les bénévoles qui bravent les mers pour sauver les autres. A partir de la mi-avril, les côtes bretonnes vibrent au rythme des chronos et autres temps de référence établis par des marins de légende. En juillet, ils sont rejoints, le temps de la semaine du Record SNSM, par des plaisanciers, invités à aligner leur embarcation aux côtés des plus fiers coursiers du large. Du sport, de la convivialité et du sens, pour que « l’eau salée n’ait plus jamais le goût des larmes » : un grand événement est né !
Trois tris pour les trois coups !
C’est le mardi 19 avril que les trois coups du Record SNSM sont donnés par trois trimarans de 60 pieds : le Géant de Michel Desjoyeaux, le Sodeb'O de Thomas Coville, et le Gitana X de Thierry Duprey. De cette confrontation très symbolique, c’est l’oiseau du large à la livrée rouge qui en sort vainqueur : Sodeb'O établit le premier temps de référence le long d’un littoral jalonné par 56 stations SNSM. D’autres, à l’instar d’Ellen Mac Arthur sur son maxi-catamaran, Jean-Luc Van den Heede, détenteur du record autour du monde en solitaire contre vents et courants, ou encore Franck-Yves Escoffier à bord de son trimaran de 50 pieds, leur emboîtent le sillage. A leur tour, avec leurs équipiers, ils viennent inscrire leur nom au Record SNSM et encouragent son fort retentissement médiatique.
Les amateurs dans le grand bain
Mais le Record SNSM ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui, une régate sans nulle autre pareille, sans tous les plaisanciers qui ont répondu à l’appel pour venir se frotter aux skippers professionnels entre SN et SM, entre la cité des paquebots et la cité corsaire. Le 16 juillet, une flottille de 17 bateaux coupent la ligne. Le pari de rassembler des marins venus tous horizons et des embarcations de tout poil est tenu puisque sept catégories, du multicoque de 60 pieds au Figaro Bénéteau en passant par le Bavaria 338 ou le X 442, sont représentées. L’alchimie fonctionne, la magie de la première édition du Record SNSM reste gravée dans toutes les mémoires iodées.
Souvenir à terre : le coeur du village bat au rythme de la sécurité en mer
Avant le coup d’envoi sur l’eau et le départ en flotte du Record SNSM, une première « journée de la sécurité en mer » donne le « la », à terre, des actions orchestrées à des fins de sensibilisation et de prévention. La SNSM fait des démonstrations de sauvetage (radeau de survie, récupération d’homme à la mer, hélitreuillages, ...) quand les skippers et de grandes personnalités du sauvetage, comme le président de la SNSM, l´Amiral Yves Lagane, ou encore Carlos, le patron de l’Abeille Bourbon, se réunissent autour de deux tables rondes ouvertes au public. Deux thèmes sont retenus : « Les comportements préventifs » et «Comment devient-on sauveteur en mer ? »




